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Du 2 juillet au 30 septembre, les bureaux et le standard téléphonique seront fermés le mercredi.

Lors de sa première réunion publique qui s’est tenue au Touquet le 22 mars 2014, l’Institut Scientifique Nord-est Atlantique, créé en 2012, a insisté sur la nécessité absolue de conduire de nouvelles études scientifiques répondant essentiellement aux multiples problèmes de la chasse durable.
Outre la participation des présidents fondateurs ou de leurs représentants A. Durand(76), G. Harlé d'Ophove (60), D. Monfilliatre (27), JM Dujardin(59), J. Pilniak représentant Y. Butel(80), D. Achard(14) représentant le président JC. Aloe, D. Rose (44), B. Gatinois représentant P. Massenet(54)] étaient également présents ou représentés M.Rey (FDC35), M. J.Trouvilliez (OMPO), M. P.Migot (ONCFS) et M. B.Baudin (FNC représenté par M. A. Durand). L’assemblée s’est tenue devant plus de 300 personnes, principalement des présidents d’associations spécialistes du gibier d’eau.

 

 

Poursuivant l’introduction du Président de l’ISNEA, M. Willy SCHRAEN, les intervenants ont clairement démontré que devant le cadre réglementaire légitimant l’exercice d’une chasse durable, le manque de connaissances, la jurisprudence ancienne, les conflits de société et les contentieux juridiques enferment de plus en plus l’activité cynégétique dans une impasse où elle est abusivement condamnée pour ne plus avoir sa place en faveur de la conservation de la biodiversité.

Au lieu d’être fondée sur des faits scientifiques avérés, l’exploitation, dite raisonnable, par la chasse notamment, de ressources naturelles pourtant renouvelables (cf. L420-1 du code de l’environnement), est trop souvent abordée selon des raisonnements simplistes, intuitifs ou spéculatifs. Une recherche scientifique large et objective, sans a priori idéologique, est aujourd’hui la seule solution pour ouvrir le débat et pour corriger l’omniprésente présomption de culpabilité qui pèse arbitrairement sur la chasse.

Parallèlement à des études scientifiques menées par d’autres structures associatives et des institutions publiques ou parapubliques, l’ISNEA a initié un programme de recherche scientifique spécifique et complémentaire sur toutes les espèces (donc pas seulement les espèces gibier). Les protocoles de suivi des populations, officiellement reconnus par la communauté scientifique, sont mis en œuvre avec l’aide de personnels techniques professionnels, spécialement formés dans divers départements. D’autres approches faisant appel aux méthodologies et technologies les plus innovantes sont également mises en avant.

L’objectif n’est pas seulement d’apporter une réelle expertise scientifique sur des enjeux importants en terme de gestion des sites et des populations par exemple, mais également d’argumenter ou contre argumenter, aux échelles locales, nationales et internationales, sur les données et raisonnements, parfois réducteurs, avancés par d’autres structures.

Le débat contradictoire doit être une richesse en faveur de la recherche et du développement durable, mais sans données scientifiques propres et de qualité il est impossible de le promouvoir. L’ISNEA a la volonté ferme de corriger les déséquilibres qui orientent aujourd’hui la politique environnementale sur la base de données partielles. Les travaux de l’ISNEA s’inscrivent donc dans une démarche de progrès autour de la recherche et de l’innovation. En cela l’Institut a également pour objectif de fournir une expertise scientifique forte pour les dossiers qui sont à la charge de la Fédération Nationale des Chasseurs.

L’écologie des peuplements est une science complexe qui doit intégrer les mécanismes adaptatifs divers contrôlant la vie des espèces animales ainsi que les processus de densité-dépendance qui agissent sur leurs paramètres démographiques. L’étude pluridisciplinaire de ces processus, à la lumière des récentes publications scientifiques internationales, forme le socle du programme scientifique de l’ISNEA qui comporte, en 2014, près de 10 volets d’études.

Les données qui ont été présentées montrent l’importance des travaux déjà menés depuis un an et demi et constituent déjà une avancée majeure par rapport à celles connues par ailleurs. Il a également été clairement démontré que des espèces très abondantes peuvent ne fréquenter que quelque 5% des sites, pourtant suivis chaque mois, et inversement des espèces dites rares peuvent se retrouver sur de nombreux sites et cela indépendamment de l’activité humaine. Cela démontre que des suivis, s’ils ne sont pas conduits selon des protocoles standardisés tenant compte de l’hétérogénéité spatiale, peuvent induire de sérieux biais.

L’appel à la contribution des chasseurs a également été un point fort de cette réunion. D’une part, pour la connaissance des prélèvements via un système confidentiel et propre à l’ISNEA (voir l’interface « prélèvement »), mais également au travers de la collecte des ailes de canards et limicoles via la convention avec l’ANCGE et la FNC. Grâce à l’oiseau en main, il est possible de déterminer avec précision les variations d’âge et de sexe ratios pour diverses espèces. Ces paramètres sont indispensables pour mieux comprendre la dynamique des populations et déterminer les causes expliquant les variations d’effectifs.

Enfin, tous ces travaux génèrent des coûts importants nécessitant la recherche constante de nouveaux financements. Outre les contributions des fédérations fondatrices, la Fédération Nationale des Chasseurs s’associe, dès cette année, pour soutenir une partie des travaux. Des mécènes (Versicolore, Virolier, Avantage sport, Nutricia) ont également montré leur implication concrète et enfin les appels à dons auprès des particuliers (avec possibilité de défiscalisation partielle) ont été présentés.